Avez-vous remarqué que certaines choses dans votre vie fonctionnent sans accroc, tandis que d’autres sont sources de difficultés ou de frustrations ?
Par exemple, vous êtes très heureux en couple. En revanche, vous aimeriez quitter votre emploi pour entreprendre et vous n’arrivez pas à sauter le pas, comme si quelque chose vous retenait. Les mêmes pensées négatives tournent en boucle dans votre tête “(je n’y arriverai pas”, “je n’ai pas les moyens”…) et vous empêchent de passer à l’action.
Ces schémas répétés, de pensées ou d’actions, sont certainement liés à des blocages émotionnels.
Ces blocages émotionnels , qui font écho à des événements de votre passé, se manifestent par des réactions irrationnelles face à une situation. Ce qui vous arrête ou vous freine dans la réalisation de vos projets.
Ces réactions peuvent être :
La paralysie
On voudrait arriver à un résultat mais on n’arrive pas à passer à l’action.
Les ruminations
On ressasse des pensées et des événements en boucle.
La dépression et les pensées négatives
Sentiment de grande tristesse, mélancolie.
La passivité
Avec cette impression d’être coincé.
La consommation excessive
de nourriture, d’alcool...
Par exemple, si enfant vous étiez dénigré par vos parents, vous aurez de grandes chances, une fois adulte, d’être perfectionniste pour prouver votre valeur. Le fait de se fixer des objectifs presque inatteignables pourra alors entraîner dépression, ruminations…
Si vous pensez avoir des blocages émotionnels et donc des peurs qui vous empêchent d’entreprendre, rassurez-vous, c’est humain. Il est tout-à-fait possible de les identifier et de s’en affranchir pour pouvoir ENFIN entreprendre sereinement.
6 blocages qui vous empêchent d’entreprendre et nos conseils pour les surmonter.
Vous souhaitez lancer votre activité depuis un moment, devenir votre propre patron. Vous vous informez sur le net, parlez de cette envie avec vos amis, mais voilà : vous êtes paralysé, impossible de passer à l’action ni de savoir par quoi commencer. En plus, vous avez de TRÈS TRÈS bonnes raisons de ne pas vous lancer : “ce n’est pas le bon moment”“je n’ai pas assez de fonds…”“et si ça ne marche pas? “Il pleut dehors et en plus j’ai poney” …
Ce n’est pas une fatalité ! Vous pouvez vous sortir de cette impasse, à condition d’identifier ce qui vous bloque. Nous avons donc décrypté 6 blocages émotionnels qui vous empêchent d’entreprendre, avec une proposition de solution pour chacun.
La peur de faire des mauvais choix (et des choix tout court)
A l’heure actuelle et dans nos pays aisés, les possibilités sont infinies. On peut travailler au sein d’une grande entreprise un jour, puis en tant que freelance depuis l’étranger un autre… On peut aussi suivre une formation, se reconvertir, créer son entreprise, etc. Avec cette pléthore de choix possibles vient la peur de faire LE mauvais. Et il est très courant de ressentir une certaine “paralysie” face à la peur de faire le mauvais choix. Pour éviter de faire le mauvais, on n’en fait AUCUN.
A la place on :
- Se convainc qu’on est très bien comme ça :
“Pourquoi entreprendre, le salariat c’est plus confortable, même si je suis au bord de la crise de nerfs”. - On se trouve des excuses pour ne pas passer à l’action :
“J’ai pas le temps, pas l’argent, je sais pas comment m’y prendre”. - On procrastine :
“Je ferai ça demain ou la semaine prochaine quand je serai en forme”.
Solution : Travaillez votre mental !
Essayez d’être conscient de vos blocages lorsque vous sentez les pensées négatives vous envahir :
- Plutôt que de vous convaincre que votre situation est super comme elle est, il vaut mieux essayer de faire le point de manière honnête en notant toutes les sources d’insatisfaction dans votre vie et votre travail, et en face, les solutions pour y remédier. A titre personnel, j’étais épuisée par mon travail, au point que je voulais tout envoyer valser pour aller élever des chèvres dans le Larzac. Quelques séances avec une coach m’ont permis de me rendre compte que je voulais passer à mi-temps et travailler à côté pour une agence….en tant que coach pour entrepreneurs digitaux ! Depuis je suis très heureuse de mon choix !
- Plutôt que de se trouver des excuses pour ne pas passer à l’action, il vaut mieux mettre sur papier ce qui bloque concrètement la réalisation de votre projet pour différencier les blocages émotionnels des blocages réels.
Exemple : “Je n’ai pas les fonds nécessaires pour lancer mon activité” :
- Il existe des prêts pour les entrepreneurs,
- Des bourses,
- Des aides de l’Etat,
- Des prêts à taux zéro, participatifs et collectifs (crowdfunding).
- Il existe aussi des moyens de tester rapidement son idée de business à moindres frais et risques. P.ex. https://ouiareweb.com/creer-une-startup/
- Plutôt que d’avoir une idée vague des tâches à accomplir, ce qui vous permet de procrastiner gaiement, essayez de noter dans un agenda ou en rappel sur votre téléphone la liste des choses à faire avec le temps que cela vous prendra. Parfois on a la flemme de faire quelque chose et on se rend compte que ce coup de fil ou cette course ne nous ont pris que 5 minutes…
- N’hésitez pas également à diviser les grandes tâches en une multitude de petites actions faciles et rapides à effectuer lorsque c’est possible. Par exemple, si vous voulez faire une ratatouille mais que vous êtes découragé d’avance par le temps que ça va prendre, coupez déjà vos légumes l’après-midi en écoutant un podcast, puis allez faire un tour et quand vous rentrerez vous n’aurez plus qu’à les faire cuire, ce qui est moins décourageant. (-;
La peur de l’échec
On est confronté à la peur de l’échec depuis notre plus tendre enfance, quand déjà on se cachait de la maîtresse pour éviter d’être interrogé et d’avoir honte si on ne trouvait pas la bonne réponse. Et cela continue à l’âge adulte avec la mise en compétition des individus, notamment durant les études, la culture élitiste dans certains pays, qui valorisent certains profils au détriment d’autres, la pression de l’environnement familial, des amis… De ce fait, au moment d’entreprendre, cette peur nous revient à la figure comme un boomerang. Et si je n’y arrivais pas ?
Alors conseil numéro 1 :
Dédramatisons!
Quel est le pire qui puisse arriver si vous échouez ? Imaginez concrètement le pire scénario. A moins d’être endetté sur cinq générations pour financer votre projet, vous verrez que le pire qui puisse arriver est généralement tout à fait gérable, en tout cas d’un point de vue matériel. Le plus difficile à gérer finalement, c’est ce qui passe dans votre tête, et vous êtes le seul maître à bord concernant cet aspect-là.
Notre deuxième conseil implique de lire le slogan ci-dessous :

Ce n’est pas pour vous pousser à jouer au loto mais parce que nous l’aimons bien : il nous rappelle que réussir implique d‘avoir déjà essayé.Si on perçoit l’échec comme quelque chose de dramatique, on est plus enclin à faire un blocage. On ne passe pas à l’action, pour éviter d’y être confronté, et en faisant cela, on évite aussi de s’exposer à la réussite !
Alors notre deuxième conseil : passez à l’action. Et au lieu de voir l’échec comme quelque chose de négatif qui vous fait perdre, voyez-le comme une leçon qui vous permet de passer au niveau suivant, donc comme un plus que vous gagnez
La peur du regard des autres
On parlait juste avant de la peur de l’échec : elle est intimement liée à la peur du regard des autres. On anticipe leurs réactions : les “je te l’avais dit”, les “il y a qu’à/faut qu’on”, toutes ces remarques dévalorisantes entendues maintes fois et qu’on ne veut surtout pas ré-entendre. Cette peur est liée au besoin de reconnaissance que nous avons tous. Nous avons besoin d’être reconnus et validés par nos pairs, et ce depuis la nuit des temps : en vivant en groupe dans la nature, il fallait se protéger les uns les autres et mutualiser les ressources pour survivre. Aujourd’hui, ce besoin est moins fort mais reste profondément ancré dans notre inconscient. Ce blocage est provoqué par
la peur du regard des autres : c’est cette blague qu’on se retient de faire, ce vêtement qu’on n’ose pas porter alors qu’on l’adore, et aussi cette entreprise que l’on n’a pas créée de peur d’essuyer les remarques des autres si on échoue.
Mais au fait, est-ce que les autres nous jugent vraiment ? Vous pensez peut-être que si vous vous lancez et que vous échouez les autres diront de vous que vous êtes un raté. Que nenni. Si vous savez vous entourer des bonnes personnes : de vrais amis, des entrepreneurs qui savent par quoi vous êtes passé, vous verrez que le pire qui puisse arriver en cas d’échec, c’est d’entendre dire que vous avez été super courageux, que vous vous êtes lancé, que vous êtes passé d’une idée à sa concrétisation.
Si vous pensez que votre famille ou vos collègues pourraient vous décourager, vous n’êtes pas obligé de leur parler de votre projet, ou en tous cas leur donner tous les détails pratiques. En effet, si vous avez une mère anxieuse et que vous lui annoncez que vous quittez un CDI de cadre à 4000€ par mois pour devenir coach-de-vie-en-ligne-expatrié-au-Bhoutan, il y a des chances qu’elle voit du négatif dans ce projet. Si vous annoncez à un ami, stressé par le manque d’argent, que vous allez vous endetter de 20 000€ pour créer votre business, il y a des chances pour qu’il tente de vous décourager. En effet, les gens voient généralement les situations à travers le prisme de leurs propres blocages émotionnels. Il est donc important d’oser parler de votre projet mais de sélectionner ses interlocuteurs pour s’entourer de personnes avisées qui sauront vous conseiller sans jugement. Il existe d’ailleurs des apéros, des conférences et des salons pour entrepreneurs où vous pourrez échanger et partager. Dernier conseil : lors de ces salons et autres rendez-vous de réseautage, il faudra peut-être vous faire un peu violence pour affronter le regard des autres et mettre votre projet en avant, mais ça peut vraiment valoir la peine. N’hésitez pas à augmenter le nombre de contacts à chaque nouvel événement. Vous en ressortirez content de vous et qui sait, peut-être avec de nouveaux appuis à votre activité.
Enfin, n’oubliez pas que le regard que vous vous portez à vous même compte aussi. Évitez de vous comparer aux autres. Il y a du bon et du moins bon chez tout le monde. Regarder ce que font les autres et comment peut être utile, à condition que vous le fassiez avec l’intention de vous inspirer, pas de vous dénigrer par la suite.
Si ces conseils ne vous ont pas convaincus et que vous souhaitez vraiment être validé, sachez qu’il existe des agences expérimentées dans l’entreprenariat qui peuvent vous former, vous accompagner pas à pas dans votre processus de création d’entreprise et vous coacher pour vous dire si vous êtes dans le bon ou non. C’est le cas du Jardin Digital.
La peur de dire non
Nous avons évoqué l’enfance et son lot d’auto-censure, nous évitant d’avoir honte face aux autres ou de subir des remarques moralisatrices…
Cette peur, liée à la pression sociale, nous bloque et nous empêche d’oser, de nous affirmer, par peur de déplaire ou de perdre confiance en soi. On peut alors développer une peur de dire non.
Elle pourra se traduire par le fait de ne pas oser refuser certains projets ou clients, de peur de donner une image négative de soi et de son entreprise, alors même que l’on sait ne pas être le bon interlocuteur pour ce projet-là ou tout simplement parce qu’on ne “le sent pas”.
Notre conseil : sans refuser à tout va, n’hésitez pas à dire non à une situation qui ne vous conviendrait pas ou plus.
Par exemple, si le feeling ne passe pas avec un client, il y a des chances que ce soit réciproque. Plutôt que de continuer à souffrir de la situation des deux côtés, vous pouvez l’orienter vers une entreprise qui correspondra mieux à son profil. Avec un peu de chance il vous en sera même reconnaissant. N’hésitez pas à expliquer avec honnêteté pourquoi vous refusez un client ou un projet. Si vous avancez comme argument que vous n’êtes pas certain de respecter les délais imposés, votre prospect vous sera certainement plus reconnaissant que si vous acceptez mais ne pouvez pas honorer la commande par la suite.
Cette peur de dire non se manifeste également dans les négociations financières et la difficulté à refuser des tarifs trop bas. Ce qui nous mène au blocage financier et à la peur de l’abondance.
La peur de l’abondance ou du manque d’argent
Lors d’une conférence, on nous a demandé, à mes collègues et moi-même, de noter quel serait le salaire le plus élevé que nous souhaiterions gagner un jour. J’avais donné un montant mensuel net qui me semblait à l’époque faramineux. L’intervenant nous avait ensuite dit : “ce que vous avez noté, sachez que vous ne gagnerez jamais plus que cela car c’est la limite que vous vous êtes fixée”. En y repensant, je me souviens à quel point le montant que j’avais mis était ridicule et à quel point cela a évolué depuis (et heureusement).
S’il existe un plafond de verre en entreprise, une limite de salaire au-delà de laquelle vous ne pouvez pas aller, sachez que dans l’entreprenariat, il n’y EN A PAS !!! Seul le ciel est votre limite dans ce domaine. Il faut donc se débarrasser de cette barrière mentale que l’on se met en tant que salarié, et arrêter de penser que l’on ne mérite que de quoi payer son loyer et son abonnement de bus et que c’est déjà confortable. En vrai, un entrepreneur peut gagner 5000, 10 000, 30 000€ par mois ! Sans forcément arriver au niveau de Jeff Bezos, vous pouvez déjà aller très loin.
Une fois que vous avez fait “sauter” les barrières mentales, il faut mettre cela en pratique dans votre activité.
- Révisez vos tarifs
Pour cela, vérifiez que vous avez pris en compte tous les coûts de votre activité et pas uniquement la production : faire un devis par exemple, cela prend du temps et doit être intégré dans vos coûts. De manière générale, tout ce qui vous prend du temps doit être rémunéré.
N’ayez pas peur de refuser des clients
- La peur de manquer est un blocage typique et c’est le revers de la peur d’abondance. On a peur de manquer, ce qui nous pousse à accepter n’importe quel client à n’importe quel tarif. C’est une réaction humaine, mais parfois cela a les conséquences suivantes : on se traîne dans un projet qui ne nous motive pas, tout en se sentant dévalorisé par une rémunération peu élevée par rapport à l’effort que cela nous coûte. On peut même être amené à refuser un projet plus intéressant faute de temps.
Appelez l’abondance à vous
- Cela peut paraître simplet comme exercice, mais il a été prouvé que c’était efficace : répétez des affirmations positives pour attirer l’abondance. Dites-vous que vous méritez l’abondance et visualisez votre situation matérielle future sans vous censurer.
Enfin, pour vous économiser sur le plan personnel, nous vous conseillons d’éviter la tendance au perfectionnisme.
Le perfectionnisme
Le perfectionnisme se caractérise par le fait de se fixer des objectifs très ambitieux et pas toujours atteignables. Les gens perfectionnistes se surinvestissent, ce qui peut entraîner de la fatigue ainsi que de la frustration et de la tristesse si les objectifs ne sont pas atteints.
En faire moins pour être plus efficace
choisissez les projets qui sont les moins coûteux pour vous sur le plan personnel. Pour cela vous pouvez appliquer la loi de Pareto qui dit que 80% des résultats sont le fruit de 20% de nos actions. Ainsi, votre taux/horaire deviendra beaucoup plus intéressant et vous y gagnerez sur tous les plans : en temps, en argent, et en confort.
Conclusion
Il est humain d’avoir des blocages émotionnels qui nous font adopter des comportement irrationnels à certains moments : boulimie de travail par peur du manque, paralysie par peur d’échouer, découragement voire dépression quand on se compare aux autres… Le tout est de les identifier et de remettre du rationnel dans notre quotidien et dans nos projets :
- En calculant ce dont on a besoin pour mener à bien son projet, pour vivre et se développer…
- En séparant les fausses croyances des faits réels.
- En fractionnant un gros projet en petites étapes à suivre avec un délai défini.
- En se fixant des objectifs clairs, précis et atteignables, pour ne pas tomber dans le perfectionnisme.
Mais surtout… en passant à l’action ! C’est le plus important pour éviter de rester bloqué par ses peurs. N’hésitez pas à vous faire accompagner si vous ne savez pas par où commencer. Il existe des agences, comme le jardin digital, dont c’est le métier. Elle a déjà accompagné des centaines de jeunes entrepreneurs. C’est l’idéal pour vous aider à définir les étapes à suivre, pour être rassuré et conseillé, pour valider vos objectifs et bénéficier de l’expérience d’autres entrepreneurs.


